Gérer sa sortie du conseil

Avoir une expérience dans le conseil est un signal de qualité  envoyé au marché du travail. En revanche, réussir sa sortie des métiers du conseil s’avère souvent un exercice périlleux.

Comment le marché voit les anciens consultants

Après un passage dans le conseil, le marché vous considère différemment en fonction de votre niveau d’expérience :

  • 0-2 ans: vous êtes passés par les métiers du conseil en y apprenant les bases du métier mais sans pouvoir vous prévaloir d’une expertise : vous êtes donc considéré comme un potentiel en développement et vous pouvez postuler sur tous types de postes.
  • 3-5 ans : vous avez acquis une légitimité sur vos sujets sans pour autant avoir une expérience approfondie de la gestion de projets : vous serez donc considérés comme un professionnel accompli de votre domaine devant faire ses preuves pour passer manager.
  • 5-8 ans : vous avez connu une expérience d’encadrement sur vos missions. Vous êtes donc en position de prendre en main une équipe et d’assister un directeur opérationnel voire de le devenir dans une PME.
  • Plus de 8 ans: vous êtes habitué à la gestion d’une direction générale et vous êtes un expert de vos sujets : ceci vous rend éligible aux postes de directeurs opérationnels (avec participation au COMEX possible).

Soyez patients

En conséquence,  plus nos candidats avancent dans les métiers du conseil et plus nous leur suggérons de se montrer patients dans leur recherche d’opportunités en dehors du conseil. Et souvent nous observons qu’ils ne sont pas habitués à cela : ils ont pour la plupart mis quelques jours à recevoir des offres lors de leur première prise de poste et ne se rendent pas compte que cela ne se reproduira pas de la sorte à l’avenir.

Le temps nécessaire pour trouver une bonne opportunité varie en moyenne de 3 mois à 9 mois en fonction de son degré d’investissement dans la recherche et de sa bonne étoile.

Soyez exigeant : l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs

Souvent un consultant a du mal à dégager du temps pour une recherche d’emploi. Il en résulte que celui-ci se met à la recherche de la bonne opportunité uniquement lorsque le cordon est brisé avec son actuel employeur. Ceci le pousse à se presser dans sa recherche et à accepter un poste prématurément.

Attention, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs et il ne faut pas croire que le monde de l’entreprise est beaucoup plus agréable que celui du conseil : nombre de nos candidats se rendent compte a posteriori des avantages du conseil lorsqu’ils se retrouvent dans un univers très politique, avec une forte inertie et où les possibilités d’évolution sont rares.

Pour ces raisons, nous conseillons à nos candidats de ne pas oublier de prendre leurs précautions avant d’accepter un poste en entreprise.

Préparez cela en amont

Pour éviter l’écueil de la précipitation, nous conseillons aux consultants de préparer leur sortie tout au long de leur parcours. Pour cela, nous leur proposons de réfléchir bien en amont à leur carrière et surtout de ne pas oublier d’y consacrer un peu de temps régulièrement.

Une des façons les plus simples de se maintenir informé consiste à s’imposer des déjeuners professionnels avec des membres de son réseau. Au-delà de vos proches, nous vous conseillons de contacter en direct des personnes de votre réseau indirect. Ceci prend un peu de temps mais c’est un exercice très rentable pour sa carrière.

En mode actif, rendez-vous d’abord visible

Si vous rentrez dans une phase de recherche plus active, la première étape consiste à se rendre visible sur le marché :

  • Mettre à jour ses profils Linkedin et Viadeo pour apparaitre sur les recherches par mots-clés des cabinets de recrutement
  • Déposer son CV actualisé dans des CV thèques où se rendent souvent les cabinets : Cadremploi, Monster, APEC…
  • Contacter les cabinets de recrutement qui peuvent avoir des postes en sortie de conseil

Ces démarches permettent de mettre toutes les chances de votre coté sans pour autant vous garantir de trouver le poste idéal : il faut également se montrer très proactif sans ses démarches.

Soyez ensuite proactif et organisé

Tout d’abord, il convient de répondre aux annonces qui vous intéressent et de mettre en place un système d’alerte pour capter toutes les nouvelles offres. En revanche, ne vous étonnez pas si vous n’êtes pas recontactés : beaucoup de consultants au parcours similaire postulent et parfois l’émission d’annonces est réalisée alors même que le candidat idéal est déjà trouvé.

Il faut donc sortir du circuit classique du recrutement et aller chercher son opportunité en direct : 75% des postes sont pourvus via une candidature spontanée, une cooptation ou une mobilité interne dans les grandes entreprises.

Pour être présent sur ce marché, nous vous conseillons de répertorier vos priorités selon vos critères (taille entreprise, secteur, métier, localisation…) : poste de bras droit opérationnel dans le luxe puis de marketing dans le luxe puis …..

Commencez par votre priorité numéro 1 et entrez en contact avec des opérationnels pour vous rendre visible, capter des informations et vous positionner sur des opportunités avant le marché. Les bonnes personnes à contacter sont : les alumnide votre école, de votre cabinet, les anciens clients et les amis d’amis… Ceci devrait déjà vous aider significativement.

La bonne attitude dans une démarche réseau

Pour activer ses contacts, nous recommandons de toujours demander des conseils et informations dans un premier temps. Si vous demandez un poste, vous avez de fortes chances que votre interlocuteur vous ferme la porte au nez en expliquant qu’il n’en a pas.

Laissez en revanche toujours votre CV en pièce jointe de façon à ce que la personne puisse transmettre votre profil s’il est au courant de postes vacants.

Nous avons déjà accompagnés des candidats dans leur recherche de poste dans le conseil ou en dehors du conseil. Si vous avez besoin de plus d’informations, contactez nous

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