Préjugés des consultants sur leur secteur

Les consultants ont un certain nombre d’idées reçues sur leur propre secteur, pouvant expliquer certains de leurs choix de carrière.

Tous les consultants font le même travail 

Une chose que l’on n’a pas forcément en tête quand on pense au conseil est qu’à chaque grade c’est un métier différent. Le niveau d’implication dans les missions est fortement variable en fonction du grade, avec une tendance à voir de plus en plus la préparation en amont au fur et à mesure que l’on monte dans la hiérarchie du cabinet. En raison de cette diversité du métier, le meilleur junior ne deviendra pas forcément meilleur associé. Ainsi, lorsque l’on veut monter en grade rapidement, il ne suffit pas de faire son travail de façon mécanique, mais, au contraire, de chercher quelles sont les attentes que votre manager aurait vis-à-vis de vous si vous passiez au grade supérieur et d’essayer de prouver votre capacité à en assumer les responsabilités.

Le conseil est une école et pas un métier

Cette idée n’est pas complètement fausse, l’environnement où évoluent les juniors ressemblant fortement à un univers de type « prépa » ou « grande école ». Cependant, c’est de moins en moins le cas au fur et à mesure que le consultant monte en grade. Il est tout à fait possible de faire carrière dans le conseil, il ne s’agit pas d’une simple préparation au travail en corporate.

Tous les cabinets se ressemblent

Encore une fois, ce préjugé a du vrai, dans la mesure où tous les cabinets adoptent une méthodologie rigoureuse et propre aux métiers du conseil. Cependant, il n’existe pas deux cabinets identiques. Que ce soit en termes de déroulé des missions, de portefeuille de clients, d’environnement de travail ou encore de gestion des équipes, chaque cabinet a ses spécificités.

Plus on reste consultant longtemps, plus il est difficile de changer de métier

Certes, la sortie du conseil peut être compliquée après plusieurs années d’expérience. Cependant, ce n’est pas parce qu’on est consultant qu’il est difficile de sortir du secteur, mais parce que l’on coûte très rapidement cher, en raison de l’avancée dans les grades relativement rapide au sein de la plupart des cabinets. Au final, un cadre supérieur percevant une très belle rémunération dans le corporate aura tout autant de mal à sortir de son entreprise actuelle qu’un consultant expérimenté, car rares seront les offres qui seront attractives en termes de rémunération.

Il est facile de sortir du conseil car on a un excellent profil

À l’inverse, certains consultants sont persuadés qu’il est relativement facile de sortir du conseil grâce à l’image de marque et les compétences associées à l’image des cabinets prestigieux. C’est peut-être le cas pour un consultant junior ou senior qui aura passé 2 ou 3 ans dans le conseil, mais pas pour les profils plus expérimentés, qui auront plus de difficultés à sortir du secteur en raison de leur salaire très élevé, surtout s’ils ont effectué de beaux gaps dans leur parcours.

Le consultant n’est jamais un exécutant

Encore une fois, c’est un préjugé qui s’avère être erroné : certains types de conseil (notamment, supply chain, marketing, IT…) permettent de participer pleinement à un métier et ne pas faire que de la transformation. Et, en règle générale, le consultant n’est pas dans une tour d’ivoire, n’est pas déconnecté du réel, passe plus de temps « sur le terrain » qu’enfermé dans son bureau à effectuer du travail de chambre, même si cela dépend beaucoup du cabinet.

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