Rechercher un poste à l’international

Les métiers du conseil permettent souvent aux consultants d’avoir une exposition internationale dans leurs missions ou de bénéficier de programmes d’échange. Cependant, la plupart des cabinets internationaux étant relativement peu intégrés, une expatriation est souvent peu évidente à obtenir. Voici donc quelques conseils pour ceux que l’aventure internationale intéresse.

Partir à l’étranger ?

Beaucoup de facteurs peuvent motiver un départ à l’étranger, et il convient  de faire la lumière sur ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Cette aventure vous permettra indéniablement de changer d’air, de découvrir une nouvelle culture et des méthodes de travail différentes ou de bénéficier d’une rémunération plus attractive. Sachez toutefois que  le temps des expatriés payés à prix d’or par les entreprises françaises pour développer un business à l’étranger est révolu.

Il convient également de ne pas partir à l’international coûte que coûte. Une  expérience à l’étranger n’est pas forcément facile à valoriser si elle s’éloigne trop de l’orientation que vous souhaitez donner à votre carrière.

Comment négocier son départ en interne

Voici les points sur lesquels vous devez insister pour pouvoir convaincre votre interlocuteur que votre volonté de vous expatrier n’est pas le fruit d’un simple coup de tête :

  • Vos motivations  professionnelles : il faut que la logique de votre parcours transparaisse et que votre interlocuteur puisse voir l’évolution possible de votre carrière suite à ce départ.
  • La valeur ajoutée : convaincre sa hiérarchie qu’un départ à l’étranger peut vous être bénéfique est une chose, mais votre employeur doit aussi comprendre ce que cela peut lui apporter. Insistez sur l’apprentissage remarquable que constitue une telle aventure, et sur ce en quoi cela va pouvoir faire de vous quelqu’un de plus performant.
  • Vos capacités d’adaptation : attention à ne pas sous-estimer le choc culturel que peut représenter un départ à l’étranger surtout dans le monde du travail (voir ci-dessous). N’hésitez pas à montrer votre enthousiasme et votre volonté de bien vous intégrer dans un environnement qui ne vous est pas familier.

Trouver la bonne opportunité

Changer de pays et tenter l’aventure à l’étranger n’est pas anodin: vouloir changer à la fois de métier, de secteur et de lieu de travail présente des risques importants pour une carrière. Il faut examiner les choses une par une, savoir exactement ce que vous recherchez, et quels sont les moyens que vous vous donnez pour y parvenir.

Partir à l’international pour un poste pour lequel on a déjà fait ses preuves permet de se donner un maximum de chances de réussir sa recherche d’emploi. Par la suite, la possibilité de faire évoluer sa carrière en termes de métier ou de secteur sera bien plus réaliste et envisageable.

Le CV

Pour les pays anglo-saxons, il ne s’agit pas simplement de traduire son CV en anglais : il faut mettre en avant de façon beaucoup plus prononcée ses réalisations lors de ses différentes expériences (résultats obtenus sur les missions, nombres de missions réalisées, chiffre d’affaires généré…). Il convient alors de montrer avant tout les résultats que l’on a obtenus plutôt que le contenu des missions en elles-mêmes.

Bien des différences culturelles existent en fonction des pays et les points d’attention sont nombreux : nombre de pages, format, présence indispensable des références, indication des notes obtenues en école… Renseignez vous en fonction des pays qui vous intéressent.

Faire jouer son réseau

Solliciter son réseau est déjà très important pour toute recherche de poste ; lorsque la recherche se fait à l’international, cela devient primordial.

La première cible se constitue de vos anciens camarades d’école ou des alumni déjà installés sur place qui seront de précieuses sources d’informations pour sentir les opportunités accessibles.

Ne vous limitez pas à ce seul réseau : pour chaque destination existe une communauté d’expatriés français qui pourront partager certaines informations précieuses. Contactez un maximum de personnes dans votre réseau indirect et consultez régulièrement les offres publiées par les chambres de commerce à l’international.

Par ailleurs proposez votre candidature spontanée auprès des entreprises qui vous intéressent. Privilégiez notamment les entreprises françaises qui valoriseront votre cursus académique.

Bien prévoir son agenda

Il est très important de commencer ses recherches a minima 6 mois avant votre date de départ souhaitée : en France, on estime qu’une bonne recherche d’emploi dure de 3 à 9 mois, mais à l’international, une telle recherche peut prendre évidemment un peu plus de temps.

Commencez à vous renseigner sur les pays 6 mois avant la date que vous vous êtes fixée pour partir et activez votre réseau au plus tôt. Laissez-vous 3 à 4 mois pour mener à bien des process, les premiers entretiens étant souvent réalisés par téléphone. Pensez à prévoir à l’avance un passage sur place pour effectuer vos derniers tours, de façon groupée si possible : fixer ce séjour en amont vous motivera à prendre le temps nécessaire pour bien faire avancer vos process.

Ne pas oublier les problématiques de visa

Prendre un poste à l’étranger implique un travail administratif bien différent de celui demandé pour partir en villégiature.  Chaque pays exige des documents différents, et il est essentiel de bien se renseigner en amont sur les procédures à suivre et sur les délais d’obtention d’un visa de travail, afin de ne pas se retrouver bloqué au moment de la prise de poste.

Assurez-vous que vous êtes en mesure de remplir les conditions d’obtention du visa et n’hésitez pas à solliciter votre futur employeur afin qu’il vous fournisse toute l’aide nécessaire à la constitution de votre dossier.

Pour une prise de poste réussie

Partir travailler en dehors de votre pays d’origine vous fera découvrir de nouvelles méthodes de travail et vous fera évoluer  dans un environnement parfois radicalement différent du vôtre. Les codes, les habitudes et les modèles de management n’ont parfois que peu de choses en commun avec ce que vous avez pu connaître jusqu’ici. Il faut donc qu’au moment de votre candidature vous posiez les bonnes questions à votre futur employeur, à vos futurs collègues et à vos connaissances travaillant dans le même environnement : mieux vaut arriver en poste préparé et ne pas se laisser surprendre. Par exemple, à Londres, les injonctions de votre hiérarchie seront moins directes qu’en France, mais vos managers n’en attendront cependant pas moins de vous. Ou encore, pour prendre un poste en Asie, il faut avoir conscience que la communication repose là-bas  sur des codes précis qu’il sera important d’assimiler pour pouvoir s’adapter au mieux.

A propos de l'auteur

Retour