Arthur MULLER

Ex-Consultant - McKinsey
arthur muller

Son parcours

  • Diplômé de l’ENS Ulm et de Harvard
  • Passe 3 ans chez McKinsey en tant que Consultant junior
  • Fonde son cabinet de conseil en stratégie électorale en 2013

Interview réalisée en 2014

Bonjour Arthur, pourquoi avez-vous commencé votre parcours en conseil en stratégie ?

Je suis agrégé de philosophie et il est effectivement peu commun de rejoindre des cabinets de conseil en stratégie après des études littéraires.

Lors de ma dernière année d’études effectuée aux États-Unis, j’ai rencontré des consultants qui m’ont vanté les mérites de leur métier. C’est ainsi que je m’y suis intéressé et que j’ai commencé ma carrière chez McKinsey, où je pensais bénéficier de très bonnes méthodes de travail et d’un apprentissage rapide.

Pourquoi avez-vous choisi McKinsey ?

J’ai choisi ce cabinet pour son excellence : les consultants sont brillants et très motivés. Il est très stimulant de travailler dans une ambiance de travail jeune et dynamique.

C’est aussi le profil international de McKinsey qui a motivé mon choix. J’ai eu l’occasion de faire la moitié de mes missions à l’étranger, ce qui est assez exceptionnel. J’avais envie de voyager et je me suis battu pour réussir à saisir ces opportunités en interne.

Le décor de ma première mission fut celui d’usines dans l’industrie lourde au Maghreb ; la deuxième a eu lieu au Pakistan, dans le secteur de l’éducation dans le cadre de réformes de l’enseignement scolaire.

La visite d’écoles dans la campagne pakistanaise reste un des meilleurs souvenirs de ma carrière. Le moment où nous avons visité une classe de 90 élèves pour un professeur m’a beaucoup marqué, et c’est une expérience assez unique et inhabituelle dans le cadre de la carrière d’un consultant en stratégie. Cela confirme la variété des missions chez McKinsey.

Pourquoi avez-vous décidé de quitter les métiers du conseil ?

Mon expérience a été très enrichissante, mais parfois quelque peu frustrante : en tant que consultant, nous donnons des recommandations à nos clients, mais nous ne sommes pas responsables de la mise en œuvre. J’avais envie d’assumer le pilotage avec une plus forte prise de risques.
De plus, je trouve que les horaires de travail sont parfois pénibles et il faut savoir très bien s’organiser pour pouvoir concilier vie personnelle et professionnelle.

Que pensez-vous de l’évolution des métiers du conseil ?

Concernant McKinsey, je pense que le cabinet aura de plus en plus de profils « experts » avec des compétences très précises sur des secteurs cibles. De vraies compétences en programmation informatique seront également nécessaires pour effectuer des modélisations plus poussées ou de la gestion de données plus efficace que ne le permet Excel aujourd’hui. Le cabinet développe également une branche recherche « The McKinsey Global Institute » qui effectue des analyses très approfondies. Ces améliorations sont nécessaires pour répondre aux exigences de plus en plus importantes de nos clients.

Je pense également que les cabinets proposeront plus souvent des solutions clés en main.

C’est déjà le cas aujourd’hui : certains cabinets vendent des logiciels, comme par exemple des outils de pricing. Ces programmes incorporent le savoir-faire des consultants et permettent au client, grâce à un abonnement, de bénéficier de conseils de manière libre et pérenne.

3 qualités pour réussir chez McKinsey d’après Arthur MULLER :

  • Efficacité et rigueur
  • Goût du challenge et résistance au stress
  • Curiosité intellectuelle

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