Claire DROUGLAZET

Consultante - BCG
C1

Son parcours

  • Consultante au Boston Consulting Group depuis 2016
  • Ingénieure chez AREVA pendant 6 ans
  • Chef de projet chez EDF Energy, à Londres, pendant 1 an

Interview réalisée en mars 2017

Peux-tu nous présenter ton parcours en quelques mots ?

Je suis ingénieure, diplômée de Polytechnique. J’ai également obtenu un master en Californie, dans le nucléaire. J’ai fait de la gestion de projet sur les sites industriels et aux sièges d’EDF puis d’AREVA pendant 7 ans avant d’intégrer le conseil.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire du conseil ?

J’ai voulu intégrer le conseil pour sortir du nucléaire et découvrir autre chose. Je ne souhaitais pas poursuivre ma carrière dans ce seul secteur. Le conseil était pour moi une opportunité d’explorer plusieurs domaines et d’aborder des sujets très variés !

Quelles sont les questions que tu t’es posées avant d’y rentrer ?

Je me demandais comment se passait l’intégration des profils plutôt séniors. Je m’interrogeais sur l’apprentissage, le côté « rétrogradation » en termes de responsabilités, le retour à un travail de quasi-junior, le fait d’avoir un chef plus jeune que moi… C’était un point important pour moi. En discutant avec des personnes ayant un profil similaire au mien, je me suis rendue compte que c’était la principale problématique pour la plupart d’entre nous. Il faut accepter d’avoir cette posture inhabituelle pendant quelques temps.

Quelles sont les différences que tu as observées entre l’industrie et le conseil en stratégie ?

Ce n’est pas du tout la même chose en termes de rythme, de rapidité de décision et d’orientation. Une différence qui m’a semblée assez flagrante, dont tout le monde n’a pas l’air conscient, c’est que dans le conseil, nos rendus sont très flexibles : on débat quotidiennement sur les dossiers en cours, en se basant sur une multitude d’hypothèses très malléables.

Dans le monde de l’industrie, lorsque l’on présente le résultat d’un projet à son directeur, par exemple, tout doit être terminé, il n’est plus possible de modifier quoi que ce soit.

Il n’y a pas autant de brainstorming que ce que l’on peut retrouver lors des missions de conseil. Les profils rencontrés en industrie sont aussi beaucoup plus variés, alors qu’en stratégie, l’immense majorité des collaborateurs sont des commerciaux ou des ingénieurs de très bon niveau. Les parcours sont très similaires. Le principal avantage c’est qu’au BCG tous les consultants sont impliqués dans leurs missions, on n’a jamais à tenter de motiver quelqu’un qui n’a pas envie de travailler !

Qu’est-ce qui t’a décidé à rejoindre le BCG ?

J’ai eu trois belles offres. Chacune avait son lot de points forts et de faiblesses. Au final, j’ai choisi le BCG car c’est le cabinet le mieux implanté à Paris, qui a le plus de diversité de missions. A la fin de mes différents process, je me suis également rendue compte que je pourrai travailler avec l’ensemble des personnes du BCG avec qui j’ai été en contact, ce qui n’était pas forcément le cas pour d’autres cabinets.

Quelles ont été les principaux challenges auxquels tu as eu à faire face ?

La rédaction de slides ! C’est un défi dont on ne se rend pas forcément compte avant d’intégrer le cabinet, il y a une vraie méthode à assimiler, on passe un temps fou à faire de belles slides. Sur le côté analyses, je n’ai pas encore assez de recul. La dernière complexité du métier de consultant qui me semble importante, c’est la capacité à trouver sa place dès le début d’un cas. Au début, le positionnement est compliqué lorsque l’on débute en tant que consultant « sénior » mais qui ne sait pas faire de conseil. Il y a un équilibre à trouver dans sa mission. On peut en tirer de très beaux enseignements lorsque l’équipe est bien formée et c’est un point sur lequel le BCG fait très attention ! Jusqu’à présent, j’ai toujours été placée dans de belles équipes.

Est-ce que tu constates une montée en compétences depuis ton arrivée au BCG ?

J’ai énormément appris sur la communication. J’ai beaucoup développé ma capacité à convaincre les chefs de projets, les partners, etc.

Il faut régulièrement présenter ses analyses et travailler son positionnement, ce qui permet de progresser sans arrêt !

3 conseils que tu donnerais aux personnes voulant basculer au conseil en stratégie ?

  • Bien se préparer, se renseigner en avance
  • Avoir l’esprit ouvert aux critiques
  • Demander de l’aide autour de soi si besoin

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