Élodie LEBAN

Directrice de projet - AccorHotels

Son parcours

  • Diplômée de l’ESSEC en 2005
  • Connaît une expérience de 3 ans en gestion de projets opérationnels et contrôle de gestion chez Accor
  • Rejoint KPMG Advisory puis passe 2 ans chez Alain Ducasse en contrôle de gestion
  • Intègre Accorhotels à la DG Food & Beverage, où elle est directrice de projets depuis février 2016

Interview réalisée en 2014

Bonjour Élodie, comment êtes vous arrivée dans les métiers du conseil ?

Après l’Essec, j’ai occupé plusieurs postes au sein de la direction financière du groupe Accor par le biais du programme « développement de la carrière des jeunes diplômés ». Après 3 années dans cette société, j’avais peu de visibilité sur ma trajectoire à moyen terme. De l’autre coté, j’avais une bonne image du conseil et de KPMG grâce à un de mes amis évoluant en interne. La cooptation se fit donc naturellement.

Vous avez alterné période en entreprise et période en conseil, comment cela s’est-il passé ?

Après un an chez KPMG, j’ai reçu une proposition pour exercer le job qui me paraissait idéal à l’époque : travailler sur la mise en place du contrôle de gestion pour le groupe Alain Ducasse Entreprise. Lorsque j’ai évoqué cette possibilité avec mes associés, ils m’ont encouragée à saisir cette opportunité et m’ont laissée la porte ouverte pour les retrouver à l’avenir, ce que j’ai tout particulièrement apprécié.

Après 2 ans, nous avions bien avancé sur cette mission passionnante et l’équipe KPMG m’a proposé de la rejoindre à nouveau pour un nouveau défi : le développement d’une offre qui me tenait à cœur.

C’est la même chose d’être chargé de projets dans le conseil ou en entreprise ?

J’ai participé à des projets de transformation de la fonction finance et de pilotage de la performance en entreprise. Et en tant que consultante, la différence fondamentale réside dans la durée des projets et le positionnement interne/externe que vous avez. En entreprise, les projets prennent plus de temps et il faut savoir s’armer de patience. Dans le conseil, on cherche à obtenir des résultats rapidement et nous jouons le rôle d’accélérateur de décisions et de processus, de coach. De là, on fournit un effort plus intense, plus concentré, avec une obligation de résultats à la fois source de pression et passionnante en même temps. Une sorte d’adrénaline permanente.

En revanche, le consultant n’est pas responsable des projets in fine et reste relativement en dehors des problèmes de politique interne, c’est un cadre de travail vraiment différent.

Vous êtes bien placée pour évaluer les avantages et inconvénients du conseil?

La courbe d’apprentissage accélérée et régulière est l’un des principaux avantages du conseil. Dès que je suis entrée chez KPMG, j’ai été confrontée à un haut niveau d’exigences et j’ai tout de suite progressé au niveau de mon expertise financière ainsi qu’au niveau des soft skills du consultant (gestion de la relation client, méthodologies, maîtrise des outils Powerpoint, Excel…). J’ai acquis des compétences, alors qu’en entreprise le transfert de compétences est moins évident.

De plus, chez KPMG, la politique de formation est très ambitieuse et permet de franchir des paliers à tous les niveaux de son parcours : aujourd’hui les séances de coaching sur la communication, sur la capacité à animer des réunions ou sur la prise de parole en public renforcent mes compétences.

Vos meilleurs moments en tant que consultante ?

Je garde un très bon souvenir d’une mission effectuée dans un château en Bretagne : nous avons commencé par un atelier de quelques jours, pour finalement avoir les coudées franches pour revoir toute la stratégie de notre client. En prime, évoluer dans un univers 5 étoiles est plutôt agréable et stimulant.

D’un point de vue plus interne, les premières soirées corporate sont en général assez surprenantes : les éventuelles barrières liées aux grades hiérarchiques s’effacent pour donner lieu à une ambiance décontractée très agréable!

Les 3 questions à se poser avant d’aller dans le conseil en tant qu’expérimenté d’après Élodie LEBAN :

  • Est-ce que je suis prêt à retourner dans un univers très cadré et formateur proche de celui de la classe préparatoire ?
  • Est-ce que j’apprécierai le rôle de consultant avec les limites de l’exercice ?
  • Est-ce que j’ai envie d’être challengé de façon permanente ?

Retour aux témoignages