Ghita LAHLOU

Development and Operation - Saham Santé (Maroc)
ghita lalou

Son parcours

  • Diplômée de l’ESSEC
  • Passe 4 ans chez Roland Berger
  • Rejoint le BCG Paris en 2009, puis le bureau de Casablanca en 2010
  • Intègre Saham Santé, à Casablanca, en 2014

Interview réalisée en 2014

Bonjour  Ghita, pourquoi avez-vous choisi les métiers du conseil ?

Initialement, j’étais intéressée par le secteur des média. Au cours d’un stage à la Direction Stratégique de Canal+, j’ai eu la possibilité d’échanger avec le directeur stratégique de la chaîne, qui était un ancien de McKinsey. Il m’a vanté le métier et m’a conseillé de rejoindre un cabinet de conseil en stratégie. C’est ainsi que  j’ai débuté chez Roland Berger.

Le conseil permet de grandir extrêmement vite.

Dans ces métiers, l’environnement de travail est jeune, smart et exigeant, ce qui permet un apprentissage rapide et une forte stimulation intellectuelle. Nous sommes très tôt exposés auprès des clients Top Executive, ce qui nécessite d’être très autonome.

Le conseil  permet également de réfléchir à des problématiques de direction générale dans des secteurs très variés : j’ai eu la chance de travailler dans les télécommunications, les média ou encore la grande distribution. Le staffing essaie dans la mesure du possible de concilier les besoins du cabinet et les préférences sectorielles du consultant. J’ai eu la possibilité de me spécialiser après quelques missions ce qui est assez rare en début de carrière. Les jeunes consultants sont principalement généralistes.

Pouvez-vous nous parler d’une mission qui vous a marquée chez Roland Berger ?

J’ai travaillé pour une chaîne de distribution de produits d’électroménager qui voulait s’implanter au Maroc. Nous devions définir leurs besoins et réaliser le plan de déploiement sur 20 ans. Nous nous sommes occupés de la partie financière (réalisation du Business Plan), du marketing (merchandising), de l’organisation du magasin… Nous avions prévu l’ouverture de 20 magasins à horizon 20 ans.

La mission s’est déroulée il y a maintenant 5 ans, et aujourd’hui 5 magasins sont établis au Maroc. Ce projet reste l’un de mes meilleurs souvenirs car nous avons rendu possible un déploiement difficile à mettre en place.

Pourquoi avez-vous ensuite rejoint le BCG ?

En 2009, la conjoncture économique était mauvaise et, dans ce contexte de crise, mes perspectives d’évolution ont été retardées chez Roland Berger. C’est ainsi que j’ai quitté le cabinet et que j’ai rejoint le BCG.

J’ai travaillé 1 an au bureau de Paris dans le secteur de la Grande Distribution, et en 2010, j’ai décidé de rejoindre le bureau de Casablanca.

Existe-t-il des différences entre le métier de consultant dans un pays occidental et dans un pays en fort développement ?

Le métier en tant que tel est le même, mais le type de missions est différent.

Le Maroc est un pays en construction. Ainsi, beaucoup de missions sont liées à des problématiques de croissance ou d’organisation. En revanche, il est par exemple très rare de travailler sur des problématiques de réduction de coûts. D’un point de vue sectoriel, nous travaillons beaucoup pour le secteur public, car le gouvernement marocain fait souvent appel à des consultants. Nos clients ont des particularités culturelles, comme chaque pays qui a ses spécificités.

L’organisation du cabinet diffère également. Le bureau de Casablanca est relativement petit, puisque l’équipe n’est constituée que de 40 consultants, ce qui donne une ambiance très familiale. Tous les consultants sont généralistes, quel que soit leur grade. La petite taille du cabinet nous donne également des avantages comme, par exemple, pouvoir être rapidement impliqués dans les recrutements, dans les démarches commerciales ou encore dans les événements marketing.

Que pensez-vous de la parité dans les métiers du conseil ?

Je pense que les hommes et femmes ont autant de chances de réussir dans les métiers du conseil, puisque les femmes ont des qualités que les hommes n’ont pas, et inversement.

En tant que femme, je considère qu’il est possible d’envisager à long-terme de rester dans le conseil. Le métier est relativement flexible et permet de s’organiser afin de concilier au mieux vie familiale et vie professionnelle.

Cependant, il faut que les cabinets continuent à créer des structures pour aménager les horaires et améliorer la représentation féminine. Je sais qu’au sein du BCG, des mesures correctives ont été mises en place afin de pallier ces disparités. Par exemple, la Women Initiative vise à promouvoir la place des femmes dans l’entreprise et permet la création de liens privilégiés entre femmes dans le cadre de forums d’échanges.

Le cabinet propose également un aménagement possible des horaires, comme le travail aux 4/5 pour les femmes ayant d’importants engagements personnels.

 3 conseils pour réussir ses entretiens au BCG selon Ghita Lahlou :

  • Très bien se préparer à l’exercice spécifique de l’étude de cas
  • Etre zen et prendre du plaisir à être en entretien
  • Montrer sa très forte motivation

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