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Senior Associate - BCG
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Son parcours

  • Consultant sénior au BCG depuis 2016
  • A travaillé 3 ans pour le Ministère de la Défense en tant qu’ingénieur de l’armement
  • Diplômé de Polytechnique puis Berkeley en ingénierie nucléaire

Interview réalisée en mars 2017

Peux-tu nous présenter ton parcours en quelques mots ?

Après mes études, j’ai travaillé à la Direction Générale de l’Armement, où je gérais des contrats dans le domaine du renseignement militaire. Après environ 3 ans, j’ai eu envie de découvrir un nouveau milieu, de relever de nouveaux challenges et de sortir de ma zone de confort. C’est pour cela que j’ai initié des process dans des cabinets de conseil.

Quel est ton rôle aujourd’hui au sein du BCG ?

J’ai un poste de Senior Associate. Une partie de mon expérience professionnelle a été valorisée, puisque je n’ai pas débuté en tant que Junior. Je collabore avec des équipes de 3 à 4 personnes, contribue à la mise en place d’analyses et je pilote un module de façon assez indépendante –même s’il y a des liens avec les autres consultants.

Pourquoi as-tu choisi d’entrer au BCG ?

Le BCG a fait en sorte que je puisse rencontrer beaucoup de consultants de chez eux, dont des profils plus séniors. J’ai discuté avec une vingtaine de personnes du BCG, c’est grâce à ces échanges que je me suis rendu compte que c’était le cabinet qui était fait pour moi.

En termes de positionnement et de taille, c’est la structure la mieux implantée en France : il y a donc de belles opportunités qui peuvent s’y profiler !

Tout cela m’a permis de me projeter dans une carrière à long-terme au sein du BCG et donc de faire mon choix.

Quels sont les principaux challenges auxquels tu as dû faire face à ton arrivée au BCG ?

J’ai dû acquérir rapidement une certaine autonomie, car on est face à des clients et des sujets que l’on doit gérer par nous-même. On a vraiment besoin de faire un ramp-up rapide sur les projets, ce qui m’amène à parler d’un autre changement d’importance comparé au public : la perception différente des échelles temporelles. Au ministère, nous travaillions sur des projets qui se géraient à l’année, à la dizaine d’année. Alors que dans le conseil, tout semble se « planifier » à la journée !

Il y a un raccourcissement de la mesure du temps qui peut être très surprenant au début.

Il m’a fallu apprendre à le maitriser rapidement, sans quoi je courrais le risque d’être vite débordé. Puisque les missions durent quelques semaines, voire quelques mois, tenir les délais est vital, surtout lorsque l’on reçoit des tâches devant être accomplies à très courte échéance ! On n’a pas l’habitude de travailler avec une telle rapidité d’exécution en venant d’ailleurs, ce qui est challengeant mais aussi extrêmement stimulant.

Est-ce que tu trouves qu’il y a des ressemblances entre les deux secteurs que tu as explorés ?

Les enjeux y sont de grande ampleur, quoique de natures différentes. Dans mon poste précédent, ils étaient liés à la défense nationale, les décisions que l’on prenait avaient un impact fort et direct. Aujourd’hui, les enjeux concernent la vie économique, mais les conseils que l’on donne à nos clients ont des répercussions tout aussi marquantes.

Qu’as-tu appris depuis ton arrivée au BCG ?

Il y a un vrai gap de compétences. Comme je l’ai évoqué auparavant, tout va beaucoup plus vite, je dois donc maitriser rapidement les problématiques liées aux secteurs sur lesquels on intervient. On doit saisir rapidement les enjeux auxquels nos clients font face et comprendre quelles sont les fonctions officielles et officieuses de nos interlocuteurs. J’ai aussi progressé sur des questions relationnelles, ainsi que sur des aspects très techniques comme l’analyse de données, la présentation des rendus… Par exemple, il faut que l’on soit capable de communiquer une idée à nos clients en un laps de temps court, le plus souvent une heure, donc on structure nos speechs en fonction de cela, avec les supports appropriés.

Je me suis rendu compte que Powerpoint est un outil extrêmement efficace pour faire passer des messages. Selon moi, il est assez sous-exploité partout ailleurs que dans le conseil !

3 conseils que tu donnerais aux personnes voulant basculer du public au conseil en stratégie ?

  • Prenez le temps de réfléchir à comment marketer votre parcours.
  • Ayez une vision objective du conseil, en prenant en compte les côtés positifs et négatifs et en sachant que les premiers mois seront difficiles.
  • Préparez-vous aux études de cas !

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