Laurent BENICHOU

Director of R&D - AXA
laurent benichou

Son parcours

  • HEC 2002
  • 3 ans chez WMI Consulting puis 4 ans Greenwich Consulting et Chappuis Halder
  • Directeur innovation à AXA depuis 2015

Interview réalisée en 2014

Après l’obtention de votre diplôme d’HEC, vous vous êtes orienté vers un cabinet à taille humaine. Rétrospectivement, qu’est ce que cela vous a apporté ?

J’ai débuté ma carrière auprès du cabinet de conseil WMI Consulting, une structure à taille humaine créée par des anciens du BCG. Cette expérience a été très riche car elle m’a permis de bénéficier des outils des plus grands cabinets, notamment en termes de suivi, de méthode et d’intelligence, tout en profitant d’une forte exposition client et d’une réelle autonomie.

Au cours de votre carrière vous avez changé plusieurs fois de cabinet, comment cela s’est-il déroulé ?

Une fois dans les métiers du conseil, il est courant de changer de cabinet. J’ai été contacté par un chasseur de têtes pour intégrer Greenwich Consulting et dans ce cabinet, j’ai été amené à rencontrer la personne qui m’a proposé de rejoindre Chappuis Halder.

Alors que vous évoluiez sur le secteur des télécoms, vous avez opéré un changement de cap vers le secteur de l’assurance en rejoignant Chappuis Halder, comment s’est déroulée votre transition?

Au cours de mon expérience en télécom, j’ai développé une connaissance approfondie des enjeux de marketing, notamment dans le domaine du Digital et du Multicanal.

Cette compétence métier fut ma clef d’entrée dans le monde de l’assurance en apportant les best practices du secteur des télécommunications.

Finalement, le principal challenge de cette reconversion fut de faire reconnaître mon expertise sur le secteur de l’assurance par les clients.

Quelle vision portez-vous du conseil aujourd’hui comparativement à celle que vous aviez en sortie d’école?

La principale différence dans le regard que je porte aujourd’hui est sans doute relative à ma légitimité dans mon rôle de consultant. En sortie d’école, on tend à surestimer le rôle du consultant en se demandant «  mais qui suis-je donc pour conseiller de grandes entreprises ? ».

En réalité ce que l’on offre, ce ne sont pas des « conseils », surtout à un niveau junior, mais son intelligence, ses capacités relationnelles et bien évidemment son temps.

Quels sont les éléments que vous cherchez à évaluer en entretien ?

Je teste les aptitudes analytiques sur les business case, en particulier la capacité des candidats à réfléchir sous la pression d’un regard externe. Sinon j’aime poser des questions « en dehors des clous » pour tester l’originalité des candidats : l’humour est souvent un critère important dans la mesure où je vais passer beaucoup de temps avec le recruté. J’aime bien finir l’entretien sur un brain-teaser.

Quels sont les plus du métier d’après vous?

Le métier de consultant présente de nombreux avantages, dont les principaux sont la variété des missions, et la satisfaction de convaincre des clients parfois sceptiques.

L’une des récompenses les plus gratifiantes que l’on acquiert dans ce métier, c’est sans nul doute lorsqu’un client souhaite refaire appel à nos services.

Il y a aussi du « moins », notamment en raison de l’organisation très pyramidale des équipes et du côté « conseil de classe » permanent.

Qu’est-ce qu’un passage dans les métiers du conseil apporte concrètement ?

Un cadre de réflexion et des méthodes qui deviennent de vrais réflexes. On finit par faire du MECE pour gérer son emploi du temps perso ou organiser ses vacances !

Les 3 qualités pour réussir dans le conseil selon Laurent Benichou :

  • Avoir un bon relationnel
  • Posséder du Business Sense
  • Faire preuve d’humilité, en particulier pour les jeunes

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