Ludovic BROUTIN

Associate Partner - Parthenon-EY
Ludovic broutin

Son parcours

  • Diplômé de Polytechnique et des Mines de Paris
  • Commence sa carrière en 2004 chez OC&C
  • Est promu Associate Partner au bout de 6 ans, en 2010

Interview réalisée en 2014

Bonjour  Ludovic, comment êtes-vous arrivé chez OC&C ?

C’est avant tout un concours de circonstances. Au cours de mes études, j’ai effectué un stage en finance chez Saint-Gobain aux États-Unis, et c’est là qu’une de mes rencontres m’a encouragé à postuler dans des cabinets de conseil en stratégie.

Parallèlement, j’ai découvert OC&C via le réseau des Mines. J’ai décidé d’y postuler et lors des entretiens, j’ai été séduit par la qualité humaine et l’excellence de mes interlocuteurs.

Quelles sont les particularités d’OC&C ?

OC&C est un cabinet de conseil de Direction Générale constitué de consultants généralistes. Nous travaillons sur tous les secteurs et toutes les problématiques, que ce soient des fusions-acquisitions, la refonte de stratégie d’entreprise ou des transformations & retournements… Nous cultivons cette coloration « tout terrain » et cette « vision hélicoptère » permettant d’embrasser à la fois les grands enjeux stratégiques et la réalité du terrain.

L’attention portée aux personnes est particulièrement développée au sein du cabinet : c’est notre richesse et nous faisons en sorte de la cultiver au mieux. Les formations permettant de travailler les points faibles sont sur-mesure. De même pour les progressions de carrière, il n’y a pas de norme établie, il est possible d’être promu rapidement dès que vous avez fait vos preuves. Et vous ne manquerez pas d’occasions car nos petites équipes sont très propices à la responsabilisation de chacun. Et notre culture du « compagnonnage » permet une montée en compétences rapide et encadrée. Pour ces raisons, nous recrutons des consultants avec un fort esprit entrepreneurial qui  s’épanouissent dans l’autonomie et la prise d’initiative. Par ailleurs, notre taux d’encadrement – assez atypique dans la profession – est source de nombreuses occasions d’interactions entre les plus jeunes et les plus seniors : par exemple, les Partners sont réellement impliqués de façon quotidienne sur les projets.

Ensuite, comme nous restons une structure de taille raisonnable, cela facilite grandement une ambiance chaleureuse bien sûr, au sein de chaque strate ou grade, mais surtout entre ces différentes strates.

Enfin, il ne faut pas se mentir, notre notoriété est encore loin de celle des leaders du marché qui bénéficient de moyens très différents sur ce terrain et d’un nombre d’alumni nettement plus conséquent.  Face à eux (et nous sommes au quotidien en concurrence chez les mêmes clients) c’est l’excellence de notre travail qui nous permet de faire la différence, ce qui explique notre très grande exigence sur les profils que nous recrutons.

Quels sont vos principaux défis au quotidien ?

Deux choses me font avancer dans ce métier :

D’abord les clients. Nos clients sont des membres de directions générales au contact desquels je m’enrichis intellectuellement et humainement chaque jour. Il s’agit de leur apporter rapidement une vision claire sur un sujet complexe, le plus souvent dans un environnement flou ou incertain. Notre savoir-faire est dans cette capacité à débroussailler des terrains souvent nouveaux – mes derniers clients vont de l’ingénierie ferroviaire à l’industrie laitière en passant par la formation professionnelle ou encore la distribution optique – et à structurer de façon limpide le problème posé.

C’est ce challenge intellectuel permanent, ces « cas à craquer » et ces solutions à inventer qui me font me lever chaque matin.

Ensuite, les équipes : prendre le temps de former les plus jeunes, les faire grandir et les voir réussir !

Pouvez-vous nous parler d’une mission qui vous a marqué ?

C’était un projet qui allait un peu à l’encontre d’une certaine image qui peut être véhiculée sur les consultants. Il s’agissait d’empêcher la fermeture d’une usine de yaourt connaissant de lourdes pertes. Nous avons donc mis notre savoir-faire au service des valeurs de cette coopérative qui voulait sauvegarder son site en premier lieu, sans avoir une exigence de rentabilité très élevée. Après plusieurs mois de projet, nous avons trouvé une solution avec notre client qui comprenait notamment la conclusion d’une alliance avec un acteur espagnol.

6 ans après, l’usine est toujours bien là et le nombre d’emplois générés a même augmenté depuis. Et même s’il est souvent difficile de mesurer son impact en tant que consultant, j’aime à croire que nous n’y sommes pas pour rien.

Vous êtes chez OC&C depuis maintenant 10 ans. Avez-vous envisagé une sortie vers l’industrie ?

Il m’est arrivé de m’interroger sur la suite que je voulais donner à ma carrière à des moments où il me semblait difficile de concilier vie professionnelle et vie privée. Le conseil impose un rythme de travail assez inégal et il est difficile d’avoir une véritable visibilité puisque nous intervenons souvent dans des contextes d’urgence auprès des clients.

Mais après un tour d’horizon et un questionnement sur mes motivations professionnelles, j’ai décidé de poursuivre ma carrièr sur la structuration dans le conseil chez OC&C, où je suis très heureux. Gérer l’incertitude s’apprend au fil des années et on arrive in fine à maintenir un certain équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Par exemple, c’est moi qui m’occupe de mon petit garçon tous les matins et c’est noté « en dur » dans mon agenda !

 Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir sa carrière ?

De manière générale, il faut avoir un mode de raisonnement qui correspond à ce métier : capacité à structurer, à clarifier, à simplifier mais sans être simpliste. Dans ce métier « à flux tendu », bien entendu, la gestion du temps et donc les capacités d’organisation sont essentielles. Comme je le disais plus tôt, la capacité à vivre dans l’incertitude, à gérer le flou est essentielle – si vous voulez du prévisible et du connu d’avance, fuyez !

Et naturellement comme il s’agit in fine d’aider des hommes avant d’aider des entreprises, les qualités interpersonnelles telles que l’écoute et l’empathie d’une part, mais aussi le leadership et la capacité de conviction d’autre part doivent faire partie de votre arsenal. Et bien sûr, le sens du service et l’humilité – il ne faut pas faire ce métier pour chercher la gloire…

Mais la qualité centrale à avoir est sûrement l’exigence. D’abord envers soi-même, ensuite seulement envers les autres.

 3 conseils pour réussir en entretien chez OC&C selon Ludovic BROUTIN :

  • Surtout, bien se préparer : c’est ce qui permettra à vos qualités naturelles de s’exprimer au mieux
  • Ne pas hésiter à exposer vos motivations de façon très directe et à laisser apparaître votre personnalité, votre joie de vivre…qui vous êtes somme toute
  • Insister n (mais rester agile) et viser la clarté dans la résolution du cas

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