Sébastien VANDERVANNET

Directeur Pilotage et Projets transverses - Membre du comité excécutif - DG de Malakoff Médéric
sébastien vandervannet

Son parcours

  • Diplômé de l’ESSEC Business School en 2002.
  • Devient consultant puis manager chez Capgemini Consulting à partir de 2004.
  • Est nommé Senior Project Manager à la Société Générale en 2010
  • Directeur Pilotage et Projets transverses auprès du Directeur Général Opérations chez Malakoff Médéric

Interview réalisée en 2014

Bonjour Sébastien, vous êtes resté près de 7 ans chez Capgemini Consulting. Selon vous, quels sont les apports des métiers du conseil ?

Ils sont très nombreux. Tout d’abord, je pense qu’un passage dans le conseil apprend à travailler. Ce métier transmet un certain nombre de règles de fonctionnement qui permettent de pouvoir penser vite, de manière très structurée, de restituer son discours à l’aide de présentations claires, précises et autoportantes et de développer une réelle capacité de résolution de problèmes. Des qualités dont tous les dirigeants ont besoin, a fortiori, dans le contexte économique actuel.

Les consultants sont amenés à appréhender des sujets très divers et d’importance pour le client. Leur situation privilégiée leur permet de circuler sur beaucoup de projets en essayant d’avoir toujours un temps d’avance sur le client. À chaque mission, on gagne en adaptabilité et en employabilité : après quelques années en conseil, on possède un vernis de connaissances à même de nous faire comprendre rapidement toutes les problématiques d’une grande société.

Enfin, un des aspects les plus instructifs du conseil demeure la gestion de la relation client.

Sur nombre de missions, nous avons la possibilité de construire de véritables liens avec le client qui trouve en nous une aide professionnelle et humaine lors de situations à fort enjeu. Je garde pour ma part des liens solides avec une dizaine d’anciens clients.

Honnêtement, le métier de consultant est pour moi l’un des plus gratifiants et source d’accomplissement qui soient, notamment en raison de la très haute professionnalisation qu’on y acquiert.

Beaucoup de consultants se demandent à quel moment quitter les métiers du conseil, avez vous un avis sur cette question ?

Je pense qu’il y a trois bons moments pour sortir de ce métier de façon totalement satisfaisante.

Tout d’abord, il est possible de quitter ce milieu en tant que jeune consultant, au bout de deux ou trois ans d’expérience. À ce stade, le consultant est en général bien formé et présente un très bon potentiel d’évolution pour une entreprise : c’est une solution intéressante si le consultant souhaite accéder à des postes opérationnels directement.

Pour mieux capitaliser sur ses acquis de consultant et endosser davantage de responsabilités, mieux vaut quitter le conseil après cinq ou six ans d’expériences, en tant que jeune manager. On arrive alors à des postes en mode projet avec de l’encadrement, ce qui offre une bonne visibilité en interne.

Enfin, je pense qu’on peut obtenir de très belles sorties au grade de senior manager en prenant directement des postes de direction auprès de son nouvel employeur. J’en ai d’ailleurs plusieurs exemples autour de moi.

Faut-il accepter une baisse de rémunération en sortant des métiers du conseil ?

Il est possible que pour certains secteurs ce soit le cas, mais de manière générale c’est assez rare et, personnellement, je n’ai pas d’exemple de ce type en tête. Quand on accède à un poste à responsabilités, c’est rarement pour y perdre en termes de salaire et le niveau de rémunération est un bon moyen d’évaluer le niveau d’intérêt d’un poste. Autour de moi, les sortants ont en général gagné en fixe et perdu en variable, ce qui ne constitue pas un frein véritable.

Au-delà de la rémunération, le parcours interne envisageable au sein de la structure me paraît bien plus crucial lors du choix de son futur employeur.

Quelles différences voyez- vous entre vos responsabilités actuelles  en interne et votre ancien métier de consultant ?

Aujourd’hui, je gère tout simplement mes projets. À la Société Générale, j’ai dû créer un nouveau centre de services partagé en Roumanie à partir de rien. J’ai eu la chance de suivre tout le projet et le sentiment de satisfaction à l’issue du projet est bien plus fort.

Chez Malakoff Médéric, je suis en contact avec l’ensemble des collaborateurs de mon périmètre. Je ressens immédiatement l’impact de mes actions auprès d’eux. De plus, je représente la Direction, avec un devoir de réussite et d’exemplarité.

Les trois critères de sélection d’un prestataire de conseil lors d’un appel d’offres pour Sébastien Vandervannet  :

  • L’expertise du cabinet et son adéquation avec les sujets traités
  • La qualité de l’équipe
  • L’intelligence client et la capacité à lire, parfois entre les lignes, les enjeux réels d’une mission

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